Virage techno : des avantages…et des enjeux de main-d’œuvre 7 mars 2019

La transformation numérique a permis à de nombreuses entreprises de propulser leur croissance. Elle les a également placées devant un grand défi : trouver du personnel compétent pour pourvoir ces nouveaux postes en technologie. C’est justement pour surmonter cet enjeu qu’a été créé TechnoMontréal en 2007, la grappe des technologies du Grand Montréal. L’organisme est l’un des partenaires du Salon Connexion, présenté par les Événements Les Affaires, les 17 et 18 avril prochain.

C’est quoi TechnoMontréal ?

Lidia Divry, présidente-directrice générale de TechnoMontréal : TechnoMontréal regroupe plus de 5 400 entreprises qui représentent près de 110 000 emplois en technologie dans les 82 municipalités du Grand Montréal. Notre mission est d’accentuer la croissance, la compétitivité et le rayonnement de cette industrie qui doit composer avec les actuelles pressions du marché.

Quelles sont ces pressions ?

Josée Lanoue, directrice générale de TECHNOCompétences : Chaque année plus de 6 500 nouveaux emplois en technologie de l’information sont créés par les entreprises et ces postes ne relèvent pas que de sociétés technologiques. Selon un diagnostic sectoriel, plus de la moitié de ces nouveaux postes en TI sont créés au sein d’entreprises évoluant dans bien d’autres secteurs du marché, telle l’alimentation, le transport, le manufacturier, le commerce de détail…en fait, des besoins en TI se font ressentir presque partout.

Comment aidez-vous les entreprises ?

L.D. : Depuis la création de TechnoMontréal, notre mandat est de bâtir des ponts entre les entreprises, les maisons d’enseignement et les centres de recherche. On aide ces partenaires à mieux manœuvrer au sein du contexte numérique où les postes évoluent à vitesse grand V. Une tâche, disons-le, qui est loin d’être évidente puisqu’il est difficile de connaître ce que seront les compétences exigées dans le futur notamment depuis l’avènement de l’intelligence artificielle.  Prenez l’exemple de la blockchain. Qui aurait prévu il y a cinq ans que des entreprises afficheraient aujourd’hui des postes à cet effet ? Heureusement, on constate qu’il y a de plus en plus d’agilité de la part des lieux d’enseignement. Les institutions suivent de plus en plus de près les besoins en compétences des entreprises.

J.L. : Le gouvernement a même créé une stratégie numérique. Ce qui permet une bien meilleure agilité en termes de formation de compétences.

Quelles sont vos solutions pour pallier la pénurie de talents ?

L.D. : Nous avons développé au cours des dernières années divers programmes et projets dans les écoles secondaires afin de sensibiliser les jeunes à une éventuelle carrière en technologie. Des efforts sont également déployés afin d’attirer plus de filles au sein de notre industrie. Actuellement, les femmes n’occupent que 20 % des postes en TI au Québec.

J.L : Les solutions peuvent aussi se trouver au sein même des entreprises. Les organisations qui vont mieux s’en sortir sont celles qui ont adopté une culture qui favorise la formation continue de leurs employés. Ces formations vont aider les employés à acquérir de nouvelles compétences qui apportent une valeur ajoutée à leurs tâches.