Et si regarder votre entreprise d’un autre œil était la clé pour réussir votre virage numérique ? 15 février 2018

Les avancées technologiques changent profondément les façons de travailler et le monde des affaires en général. Pourtant, les entreprises sont encore nombreuses à ne pas savoir par où commencer leur transformation numérique. Le « Design Thinking » peut les aider à y voir plus clair.

Une erreur fréquente quand on entame un virage numérique, c’est de commencer par la technologie. « Des entreprises mettent en branle une panoplie de projets technologiques, mais sans réelle réflexion en amont, remarque Olivier Laquinte, président et fondateur de Talsom, une firme-conseil en transformation numérique. Or, la technologie n’est pas une fin en soi. C’est un moyen d’atteindre les objectifs qu’on s’est fixés. Le point de départ d’une transformation numérique, ce sont les gens. »

Une opinion partagée par le regretté Steve Jobs qui a déjà déclaré qu’il fallait « débuter par l’expérience utilisateur et introduire ensuite la technologie, pas l’inverse ».

C’est pourquoi la première question à se poser est « quel impact auront les technologies numériques sur mon entreprise et mon écosystème d’affaires et comment m’y préparer ? ».

« Cela peut paraître vague au début, reconnaît M. Laquinte. L’idée, toutefois, c’est de se pencher sur les besoins de son marché et de ses parties prenantes pour ensuite y arrimer les capacités de la technologie. » Un futur technologique que le Design Thinking permet justement de définir.

L’humain d’abord

Le Design Thinking place l’humain au centre de la stratégie numérique de l’entreprise. « Cette approche implique de parler avec ses clients, ses fournisseurs, ses employés et ses partenaires, explique le conférencier. On peut alors comprendre leurs besoins, identifier leurs problématiques et recueillir leurs idées. C’est la clé d’une transformation numérique réussie. »

La diversité des points de vue permet en effet non seulement de déterminer des solutions vraiment adaptées aux besoins des utilisateurs, mais aussi d’explorer des scénarios technologiques auxquels on n’aurait peut-être pas pensé au départ. Bref, de tirer profit de l’intelligence collective.

De ces échanges découle une cible numérique, c’est-à-dire la priorité de l’entreprise en regard de sa transformation numérique. Il peut s’agir d’une optimisation du modèle d’affaires et de la chaîne de valeur ou encore d’une transformation complète qui génère un nouveau modèle d’affaires. « La cible numérique guide toutes les décisions reliées à la technologie, dit M. Laquinte. Pour l’atteindre, on établit une feuille de route de projets qu’on réalise de façon séquentielle en tenant compte du rythme d’adaptation des gens aux changements. »

Il est d’autant plus important d’éviter de travailler en silo que les innovations technologiques ont un impact sur toutes les fonctions de l’entreprise. « Si une entreprise veut vendre en ligne, elle devra apporter des changements à son service à la clientèle, à sa façon de faire de la facturation et de recevoir des paiements, à sa logistique de livraison, etc. », donne en exemple M. Laquinte.

En terminant, signalons que Talsom a lancé récemment la troisième édition de son Radar technologique, une analyse des tendances technologiques les plus porteuses pour les entreprises québécoises. Une mine d’or d’informations. Il est disponible gratuitement sur son site Internet.